En cette année 1955, et peu de temps avant la catastrophe du Mans, la célèbre épreuve des Mille-Miglia, de déroula les 30 avril et 1er mai. Elle a allait concentrer tous nos espoirs, naturellement et par habitude, sur la petite catégorie, jusqu’à 750 cc.

Pour la première fois, grâce à la nouvelle réglementation fixée aux voitures de Tourisme et de Sport, les Dyna Panhard et les 4cv Renault s’affrontaient à armes égales.

La Régie Nationale, fidèle à sa carrosserie de série, n’avait pas envoyé sur place une équipe officielle, mais elle était en fait représentée par ses équipes fanion : Galtier-Michy, Redelé-Pons, dont les « berlinettes », étaient équipées de moteurs développés et mis au point par les ateliers de la Régie.

Face aux 4cv Renault, les Dyna Panhard, aux carrosseries spéciales, étaient assez nombreuses.

On notait la présence de Cotton sur l’une d’elles, de Stempert, de Dewez et de Martin-Condriller sur les autres.

La victoire définitive revint aux petites Renault.
Le temps était splendide et particulièrement chaud ce qui avait favorisé les concurrents à battre dans les différentes catégories des records de moyenne, mais n’a pas facilité la tâche des Panhard handicapé par un mauvais refroidissement et dont la plupart cassèrent.

On doit cependant noter dans cette catégorie des 750cc, la très belle place détenue par Mme Stempert qui prend la 4ème place derrière trois 4cv Renault.

Ce tank remarquablement profilé en aile d’avion, étonne par ses performances et la pureté de ses lignes.

M

Le voici au contrôle technique devant les commissaires italiens :

On la retrouvera aux 24 Heures de Paris organisées pour la première fois à Monthléry le 15 mai 1955, pilotée par R . Stempert et L ; Bonnet : ils termineront 1er de la catégorie 750cc et 8ème au général à 114,418 km/h de moyenne.

La deuxième victoire française a été remportée dans le groupe des Sport 750cc par Claude Storez sur DB. Sa moyenne de 119 km/h est remarquable :

il devance de près de 35’ son second immédiat, Auricchio sur Stanguellini.

Bayol, qui pilotait aussi une DB, resta en tête jusqu’à Rome. Des ennuis mécaniques le firent rétrograder à la quatrième place.

On le voit au volant de sa voiture portant le numéro 022

Cinq DB étaient engagées dont celle de mon ami Jean Pagès que l’on voit ici au départ et qui du, hélas, abandonner :

De même que Jean Lucas sur panne moteur :

Et enfin, Jean-Philippe Faure qui dut abandon suite à un accident de la route. Sa voiture ayant été gravement endommagée :

La demi-victoire française revint à Bourillot qui enlève, sur l’OSCA italienne, la catégorie Sport 1100cc, devant toute une cohorte de pilotes italiens.

Là encore, les italiens sont battus dans une catégorie qu’ils croyaient à leur portée.

Enfin, notons la troisième place obtenue par le champion de France Paul Guiraud dans la catégorie 1300 série spéciale.

Il est assez curieux de constater que, pour une fois, notre pilote a été, en l’occurrence, battu par deux voitures dont la cylindrée inférieure à la sienne (des Fiat 1100) dotées d’une carrosserie de série, alors que Guiraud était venu défendre sa chance avec son « bathyscaphe » allégé que les spectateurs connaissent bien.

CLASSEMENTS

Charly RAMPAL