Peu ou pas de panhardistes connaissent cette dérivée qui, au départ s’appuyait sur une base de 2CV Citroën.

De Pontac, de son prénom Jean Marie était un marquis qui naquit le 7 février 1902 à Saint-Pardon-de-Conques, en Gironde, en Aquitaine et décédé le 2 mai 1984, à Langon, Gironde, Aquitaine, France, à l’âge de 82 ans.

Il était passionné de voitures et au début des années cinquante, il avait transformé quelques carrosserie de 2cv.

Son rêve était de créer une barquette sur cette base qu’il avait baptisée « 500 » De Pontac.

Très basse, légère, profilée une première carrosserie prenait forme dans son atelier : une sorte de Disco Volante comme l’avait créée Alfa Roméo en 1952.

Elle repose sur un châssis poutre au bout duquel était greffé les bras de suspension de la 2cv Citroën, associé à des tirants reliés à l’élément élastique constitué par un simple pneu de Vespa.

Ce dernier se loge à l’arrière dans un compartiment spécial aménagé au fond du petit coffre à bagages.

Pour cette suspension, la De Pontac sort ainsi des sentiers battus car elle utilise une suspension « pneumatique » au sens propre du terme, brevetée par son constructeur, l’élément élastique de cette suspension est constitué par un pneu ordinaire, initialement celui de la 2cv Citroen et aujourd’hui un pneu de Vespa plus facile à loger.

Toujours débordant d’imagination, le marquis jean-Marie de Pontac expose au Salon de 1957 (octobre 1956) une barquette sportive recouverte d’un tissu fleuri intégré à la caisse en plastique !

L’idée totalement originale d’adopter un habillage fleuri du plus curieux effet. Un tissu imprimé choisi par le client, ou plus probablement par la Dame, se trouve incorporé dans la matière plastique lors du montage de la carrosserie ; sur demande, une robe assortie peut même accompagner la voiture le jour de la livraison !

Son engin est surprenant. En effet, la carrosserie se composait d’une partie centrale en tôles d’aluminium solidaire du châssis sur laquelle venaient se fixer les coques avant et arrière en matière plastique.

Cette partie centrale avait une grosse nervure latérale pour la ridifier qui donnait à l’oeil un allongement de la ligne.

Pour la motorisation. de Pontac abandonne le bicylindre 2 CV Citroën au profit d’un 5 cv Dyna Panhard spécialement retravaillé pour obtenir 55 cv.

Mieux qu’un long discours, quelques photos qui racontent sa construction.

Un catalogue a même était produit pour ce Salon !

Charly  RAMPAL (Sources De PONTAC et René BELLU)