C’est dans le cadre du centenaire de l’Aluminium à Paris en janvier 1954 qu’une exposition à l’initiative de Pechiney, dont l’objectif était de montrer les avantages de l’aluminium dans tous les domaines. Abrité par un bâtiment en forme de hall démontable conçu par Jean Prouvé en 1953 et réalisé pour cette exposition sur un quai de Seine à Paris que l’on a pu croiser la coque d’une Dyna Z1 afin de montrer la légèreté et la résistance de ce matériaux.

Ce pavillon de 150m de long pour 15m de large, entre le Pont des Invalides et le Pont de l’Alma était construit sur des poteaux-poutres en aluminium.

La coque nue avec ses ouvrants ne pèse que 98,5 kg, confirmés par cette balance inédite, accrochée elle-même à des poteaux en aluminium.

UN PAVILLON EN ALUMINIUM

C’est  un bâtiment simple comme un hangar et malgré cette simplicité, la version actuelle diffère en bien des points de la version d’origine.

Il contient en germe, les problèmes de conservation à venir, même si elle repose sans doute sur l’extrême précision dimensionnelle avec laquelle il a été conçu.

Il est le symbole le plus apparent de cent années de progrès, auquel Panhard s’est associé avec cette Dyna Z.

Ce bâtiment a été construit en 21 jours.

Sa toiture est composée de cent quatorze fermes de 15 mètres de portée, qui reposent sur des  » ferrures  » tubulaires en alliage léger.

Les façades sont constituées par de vastes surfaces abondamment vitrées, des panneaux de verre alternant avec des panneaux d’aluminium.

Au total le poids du bâtiment, non compris le verre, est à peine de 30 kilos au mètre carré couvert.

Cette exposition sera inaugurée par le président de la République.

Dans le hall d’accueil le visiteur trouve d’abord un rappel de l’histoire de l’aluminium, puis une carte et des graphiques illustrant les ressources françaises, le développement de notre production et les procédés de fabrication à partir de la bauxite jusqu’au lingot de métal.

Le hall voisin est une véritable usine où l’on peut voir en fonctionnement une machine à couler sous pression, une fosse à filer d’une puissance de 1 000 tonnes qui fabrique des profilés de 16 mètres, un laminoir à feuillet minces dont la table a 67 centimètres de largeur, une machine qui laque et imprime en quatre couleurs des feuilles d’aluminium collées sur papier cellulosique, des soudeuses électriques, un atelier de traitement de surface comprenant le polissage électrolytique, l’oxydation anodique, la coloration, etc.

La Presse à grand tirage rendra compte des festivités et les revues spécialisées donneront tous les détails sur l’édifice qui sublime les qualités du matériau-programme : l’aluminium, « le métal qui donne des ailes au progrès » et la Dyna Z en fera la démonstration, même si la marque Doyenne a du payer cher cette solution d’avant-garde.

En 1955, le pavillon sera couronné du label « Beauté France » et en 1954 la Dyna Z sera la Bombe du Salon de Paris.

Quant à la Dyna Z, ses caisses alu seront fabriquées à Gennevilliers chez Chausson à la place de Facel-Métallon qui fabriquait les Dyna X, dont les installations ne pouvaient pas suivre les nouvelles ambitions de Panhard. Ces caisses seront ensuite acheminées par groupe de huit à l’usine de la Porte d’Ivre par semi-remorque spécial  :

Pour être ensuite terminée mécaniquement sur la chaine…

Charly  RAMPAL   (Documentation d’époque)