LES RACER 500 ET 2 DB A PORTIMAO MI-OCTOBRE

C’est sur un banal coup de fil de David Coursier que notre ami Gégé se trouva embarqué dans une épreuve de Racer 500 aux confins sud de l’Europe !

En effet, lors du dernier Le Mans Story de 2009, le plateau des Racers 500 anglais avait sympathisé et partagé l’épreuve avec des DB Monomills des Gawski’s boy.

A charge de revanche, ce plateau tout britannique, avait invité quelques représentants français à Portimao pour une manche internationale des Racer des années cinquantes.

Avec le décès des Gawski, c’est Honoré Durand qui avait été contacté et invité à courir dans ce plateau britannique. Mais Honoré étant tombé malade au moment du départ vers le Portugal, Gérard Dantan allait le remplacer.

La traversée de la France, de l’Espagne et du Portugal, soit 2.000 km, n’a pas fait peur à notre inusable Gégé national, complexifié par la pénurie d’essence.
Il partit donc un beau matin avec sa lourde et gourmande Ford Granada et son plateau pour récupérer le Racer d’Honoré au pays de l’Aguiole.
Avec sa gentillesse et son dévouement habituel, Honoré avait organisé à travers son mécano la disponibilité de la frêle monoplace. C’est aux portes de l’Espagne que Gégé retrouva David Coursier et « Balou » pour une traversée commune de la péninsule ibérique.
C’est donc à la point sud du Portugal que nos représentants DB-Panhard allaient faire connaissance avec ce nouveau circuit.

L'Autódromo Internacional do Algarve est un complexe sportif dédié aux sports mécaniques, situé à Portimão dans la région de l'Algarve, au sud du Portugal. La construction a été terminée en octobre 2008.
Le complexe dispose d'un circuit automobile de 4,692 km ainsi que d'un circuit de karting. La course inaugurale a eu lieu le 2 novembre 2008 avec une épreuve du championnat du monde de Superbike.
Le circuit a été créé dans le but d'accueillir la Formule 1, notamment pour des essais privés. L'une de ses particularités est son revêtement, les nombreuses bosses rendant le pilotage difficile pour les voitures prototypes type 24 Heures du Mans ou les Formule 1, mais aussi les motos. En 2009 a eu lieu la première course nocturne de l'histoire du circuit, à l'occasion des 1 000 km de Portimão, une épreuve des Le Mans Series. Le championnat FIA GT y a également fait escale au mois de septembre.
Pour en mieux connaître sa configuration et ses difficultés, demandons à Gianni Morbidelli de nous faire faire un tour du circuit.

Une fois sur place, nos compères retrouveront Gilber Lenoir (le quatrième français) et son Racer équipé d’un moteur JAP de 1.100 cm3 avec lequel Harry Schell a disputé de nombreuses épreuves. Cette monoplace a été restaurée de fond en comble et après avoir été étrenné à Angoulème, Gilbert allait se lâcher complètement sur un circuit rapide.

L’accueil, des organisateurs anglais du plateau et les diverses réceptions qui meubleront les moments de détente (Hôtel avec piscine, chambres 5 étoiles, Méchoui sur la plage !) seront d’une incomparable qualité : le tout étant offert !

Comme avant chaque épreuve, le week-end commencera avec les fastidieux contrôles administratifs et techniques.
Tout se passa bien et les choses sérieuses pouvaient commencer.
Pour vous dire le niveau et la qualité de l’organisation, chaque pilote avait sa « groopie » qui les accompagnait jusque sur la piste avec le panneau marquant son emplacement : comme en Formule 1 !

Les premiers essais libres eurent lieu le vendredi et permirent de se familiariser avec ce circuit inconnu.
Près de 32 Racers prenent la piste, dont les deux DB, démontrant ainsi le succès et la vitalité du groupe (chapeau Messieurs les anglais ! Mais on connaît leur passion pour le sport automobile ancien et nouveau).

Les essais officiels eurent lieu le samedi matin. C’est là que les caprices des deux mécaniques Panhard engagées allait priver Gérard de participer à la course de dimanche et obliger David a changer son moteur !
En effet, Gérard, alors en 15ème position et remontant ses adversaires, eut la désagréable surprise sur la ligne droite d’entendre un « cloc, cloc, cloc » avant que sa mécanique ne rende l’âme. Sans moteur de remplacement, il était obligé de se reconvertir en spectateur pour la course.


Alors en 8ème position, David eut lui aussi un problème de moteur : soupapes d’après un premier diagnostic ! Heureusement que sa prudence ou son expérience, lui avait conseillé d’amener un moteur de rechange.
Facilement interchangeable sur un Monomill, la transplantation put se faire dans l’après-midi. Il put ainsi demeurer le seul représentant de la mécanique Panhard. Bien lui en pris, car il termina 5ème au cours d’une épreuve âprement disputée.

Malgré ces vicissitudes inhérentes au sport automobile et à la mécanique Panhard toujours capricieuse, nos compères se sont régalés. Et il n’y a qu’à voir la banane qui fendait le visage de Gégé pour s’en convaincre ! Encore une belle tranche de vie et d’amitié (merci Honoré) qu’il ne se lassera pas de nous raconter !

Charly RAMPAL (d’après les informations de Gérard DANTAN)