En Mai 1953, l’Auto-Journal a eu la bonne fortune de disposer, pendant quelques heures, d’une Dyna 850 équipée d’une boite Robot et nous en donne son avis dans son numéro du 1er Juin.

La figure ci-dessus donne !e principe bien connu de la boite Robot.

L’embrayage centrifuge (1) solidaire du volant moteur 12 entre en contact à 2000 t/m environ entrainant la roue 7 qui entraine la 4 et la 6, puis la roue 9 montée sur l’arbre sortant : c’est la première.

L’embrayage 2, entraine à vitesse réduite par le couple 5-8, entre à son tour en action à régime plus élevé et assure l’entrainement pour les deux renvois 8-5-6-9, l’embrayage 1 restant calé, la roue 4 montée sur l’arbre 10 par la roue libre 13.

Enfin, l’embrayage 3 qui tourne à la vitesse de l’arbre sortant assure en dernier un entrainement direct, les deux autres embrayages restant calés.

On voit, en raison des roues libres 13 et 14, que seule 3eme retient la voiture.

Une roue 11 qui se substitue à la roue 6 désolidarisée de 10, assure par train intermédiaire la marche arrière.

Ses arbres concentriques et nos embrayages centrifuges sont peut-être familiers à un certain nombre de nos lecteurs.

Toutefois, sa fabrication on série et son lancement sur le marché semblent avoir subi quelque retard.

Il faut remarquer que cette réalisation à trois vitesses, adoptée peut-être un peu hâtivement, était accouplée à un pont plus démultiplié, ce qui réduit la vitesse maximum de la voiture sans que l’on puisse tenir la boite pour responsable.

La sélection du rapport est faite classiquement par la conjugaison de deux facteurs : le régime et le couple.

Lorsque le conducteur demande à son moteur l’effort maximum, la sélection ne se fait qu’en fonction du régime, la boite engageant le rapport supérieur dès que le moteur atteint 5.200 t/m.

Si l’on désire engager le rapport supérieur plus tôt, il suffit de lever le pied de l’accélérateur, la faible valeur du couple entraînant le changement.

En 1ère et en 2eme. la boite réalise la roue libre, tandis qu’elle retient normalement la voiture en 3eme’.

Sur la boîte que nous avons essayée, le passage des vitesses était très doux.

Le démarrage très progressif permet les manœuvres  délicates.

Son fonctionnement, pied à la planche est très satisfaisant et nullement brutal.

En revanche, l’influence du couple sur le choix du rapport nous a paru insuffisante.

Il était pratiquement impossible d’engager la troisième à vitesse relativement basse et la seconde, quand on accélère violemment après une marche en roue libre, reprenait d’une façon trop heurtée.

La commercialisation de la boite Robot exigerait quelques perfectionnements

Elie n’en est pas moins attendue avec intérêt.

COURBE D’ACCELERATION

Hélas, le projet sera abandonné en fin 1953 à cause d’une mise au point plus laborieuse que prévu.

Charly RAMPAL              Source : L’Auto-Journal