Dans les années soixante, la voiture est devenue un véritable plaisir qui séduisent les passionnés d’automobile, une époque bénite où le mot Liberté avait tout son sens.

Ces années soixante ont été l’âge d’or des cabriolets.

Chaque constructeur voulait avoir dans sa gamme ce type de voiture dont la finesse et la ligne ressemblaient au corps féminin dans toute sa beauté.

Pas de ceinture, les cheveux au vent, elles étaient faite « pour le plaisir » que chantait Herbert Léonard…

Ce type de véhicules étaient souvent associé à la jeunesse, comme l’avait déjà montré dans son catalogue Panhard avec son Junior, là encore d’avant-garde.

C’était le temps de la plage, du soleil sous la musique des Beach Boys.

Hélas, ils ont dû, au fil des ans, s’adapter aux crises énergétiques, à l’évolution des goûts et aux préoccupations environnementales devenues une contrainte pas gratuite.

Dans ces années de rêve, et pour le français moyen (comme on dit), le marché français proposait 3 belles réalisations :

La SIMCA Océane

La Renault Floride, rendue célèbre par Brigitte Bardot,

Et enfin notre Panhard PL17,

Je mets de côté les 403 Peugeot et DS Citroën bien plus chères…

Alors quelle est le meilleur rapport qualité / prix ?

En 1960, si on se réfère aux Magazines automobile, une étude réalisée par Roger Brioult de RTA, nous éclaire sur le choix à faire.

C’est à l’occasion d’un prêt d’une PL17 Tigre cabriolet par le service « Relation Presse » animé par Etienne de Valance, que ce journaliste a pu nous rendre compte de ses informations.

« Si le problème du prix d’achat est primordial, alors seule, la PL 17 reste en compétition.

En effet, pour 12000 NF (prix du tarif) on peut obtenir un coupé PL 17 4/5 places très bien présenté et bénéficiant d’une finition digne d’éloges, que ce soit le garnissage des sièges, le rembourrage du tableau de bord, les intérieurs de portes, etc… tout est bien fait, bien fini, sans reproches.

Le bref essai que nous avons pu faire nous a démontré que ce véhicule, a bénéficié d’une meilleure souplesse en ville, par rapport à la berline « Tigre » que nous avions essayée il y a près de deux ans.

Sur ce premier modèle, l’accélérateur était par trop sensible et, pour rouler en ville en 2ème vitesse sans donner d’à-coups, il fallait une très grande habitude de la conduite de la voiture.

Ce défaut a presque totalement disparu sur le modèle actuel et son pilotage dans les encombrements ne pose plus de problèmes.

Bien entendu, sur route, le Tigre a conservé tout son brio ; bien sûr, il ne faut pas oublier qu’on a affaire à un 850 cm3 « gonflé » et que l’on ne doit pas hésiter à monter les régimes et à manœuvrer le changement de vitesses aussi souvent qu’il le faut.

Très bon confort général et excellente tenue de route, le tout complété par un freinage efficace.

Des reproches ? bien sûr on peut toujours en formuler : un changement de vitesse avec un peu trop de jeu et des commandes molles, le verrouillage des rapports n’est pas aussi net qu’il serait souhaitable, à mon avis — la marche AR n’est pas commode à engager quand on est pressé et qu’on doit effectuer plusieurs marches AV et AR successives.

Le lève-glace de la porte de gauche est mal placé, la main bute dans l’accoudoir à chaque tour de manivelle.

Le capot est un peu trop lourd pour être ouvert par une femme, la capote était difficile à verrouiller sur le pare-brise. Mais tout ceci ne représente que des défauts mineurs par rapport à l’ensemble des qualités de cette voiture, qui, jamais, en aucun cas, ne peut laisser supposer qu’elle n’est animée que par un bicylindre de 850 cm3 et nous croyons que ce compliment peut être formulé par tous ceux qui ont essayé un jour une PL 17.

RAPPEL DE QUELQUES CARACTERISTIQUES TECHNIQUES PL 17  TIGRE

Moteur flat-twin, refroidissement par air

— Alésage 85, course 75 mm, cylindrée 850 cm3, culbuteurs avec rattrapage hydraulique de jeu, bielles sur roulements à rouleaux, puissance réelle 50 ch, vitesse annoncée : 145 km/h, carburateur Zénith type 38 NDIX, boîte 4 vitesses (3ème en prise et 4ème surmulti-pliée), direction à crémaillère, traction avant, joints homocinétiques.

Suspension AV : par ressorts transversaux. AR : par barres de torsion.

Pneus de 145X380.

Notons qu’un compte-tours est monté d’origine sur tous les modèles équipés du moteur Tigre.

Charly RAMPAL